L’ambiance ressemblait un tantinet à celle des salles de classe. Dans le rôle des élèves se trouvaient des agents municipaux, dans celui du professeur : Emmanuel Caron. Mercredi 19 juin, le Centre national de la Fonction Publique Territoriale et le service Prévention et Gestion des déchets de la Pévèle Carembault ont proposé une formation « compostage » aux agents communaux.

En effet, la Communauté de communes a lancé une expérimentation le 30 avril 2018 à Nomain : la mise en place de bacs composteurs dans le cimetière de la commune. Un an après, les retours de la municipalité et surtout de ses agents sont très positifs : les habitants font attention au tri et le compost est entretenu et réutilisé dans le village.

18 communes engagées

Les élus ont donc décidé d’étendre ce dispositif à l’ensemble du territoire sur la base du volontariat. 18 communes vont recevoir gratuitement, dès aujourd’hui, un ou plusieurs bacs composteurs à installer dans leur cimetière. L’objectif est de réduire le volume de déchets collectés dans ces lieux mais aussi de les valoriser lors de l’entretien des parterres par exemple.

Cette formation a été l’occasion de transmettre les principes du compostage mais aussi d’échanger sur les pratiques des agents communaux : non-utilisation des produits phytosanitaires, désherbage manuel, taille des fruitiers…

Une installation à Pont-à-Marcq

Après la théorie, place à la pratique. Les agents communaux ont monté les deux bacs composteurs dans le cimetière de Pont-à-Marcq. « Le premier est placé à l’entrée, le second au fond du cimetière où il y a régulièrement un dépôt sauvage de fleurs fanées, précise Freddy Lestriez, responsable du service espaces verts local. Nous pourrons faire diminuer le volume de déchets verts collectés et nous allons pouvoir réutiliser le compost produit. Nous espérons que les habitants vont respecter les consignes de tri qui seront affichées. »

Cette installation est une étape de plus pour la commune, déjà très engagée sur le respect à l’environnement. « Depuis plusieurs années, nous n’utilisons plus de produits phytosanitaires dans l’entretien des espaces verts. Cela demande plus de travail mais c’est mieux pour la nature et notre santé. Pour nous, le compostage dans le cimetière est un plus pour obtenir notre première fleur du label Villes et villages fleuris. Le jury passe en juillet alors on croise les doigts… »

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