Dans les couloirs du collège Albert Camus de Thumeries, les élèves s’affairent. Jeudi 13 février, les 4e et 3e participent au premier forum des métiers du numérique. Cet événement a été organisé par la Pévèle Carembault et le collège de Thumeries avec la participation du Département du Nord et de la Délégation Académique au Numérique Educatif, et le financement de la Région. L’objectif était de faire découvrir la filière numérique, ses cursus de formation initiale et les métiers qui en découlent.

Pour l’occasion, de nombreux professionnels et établissements scolaires ont proposé des ateliers sur différentes thématiques : construction de robots, réalité virtuelle, tournage de films, impression 3D… 600 élèves (4e,3e et Seconde) du territoire ont participé. Rencontre avec Eric Grignon, professeur d’EPS et référent numérique éducatif, au collège Albert Camus.

Pourquoi est-ce important d’organiser ce type de forum dans un collège ?
Eric Grignon :
Dans un premier temps, cela permet d’informer nos élèves sur les différents pôles qui composent le numérique. Pour eux, cela se résume vite à un ordinateur ou un téléphone. Il ne faut pas qu’ils oublient la vidéo, le drone, la web-radio, le codage, l’impression 3D… Bref, cela permet d’élargir leur champ de vision. Le forum permet aussi de leur montrer les différents métiers et filières qui existent dans ce domaine. Il se font une première idée des débouchés en rencontrant directement les professionnels.

L’objectif est donc de déclencher des vocations ?
E.G. :
Pourquoi pas ! C’est surtout l’occasion de montrer aux filles que le numérique peut aussi être une voie pour elles. Elles ne sont pas encore nombreuses dans ces filières. Avec les ateliers et démonstrations d’aujourd’hui, elles peuvent se rendre compte que le numérique est un domaine pour tout le monde, garçons comme filles !

Vous utilisez le numérique dans vos cours ?
E.G.
: En tant que professeur, il faut se poser la question : « Comment le numérique peut rendre plus efficace l’enseignement en milieu scolaire ? » S’il n’apporte pas de plus-value à notre enseignement, alors il n’est pas nécessaire. Par exemple, dans mon métier, j’utilise le numérique par l’intermédiaire d’applications. J’ai créé une appli pour l’escalade où les élèves saisissent en direct leur travail et leur évolution. Cela les motive davantage et j’ai plus de retours de leur part.

 

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