Pourquoi la Pévèle Carembault a-t-elle changé son système d’inscription aux accueils de loisirs de l’été et des mercredi récréatifs, en obligeant l’inscription à la période entre deux vacances scolaires ?

Pour rationaliser les effectifs et permettre une animation de qualité.

Prenons par exemple le centre de loisirs de la commune X.

Son centre de loisirs accueille en moyenne 150 enfants chaque mercredi. Il faut un animateur pour chaque groupe de 12 enfants. Dans cet exemple, il faut 13 animateurs pour assurer l’encadrement et l’animation. La collectivité embauche donc pour la période, 13 jeunes titulaires de BAFA et rédige les contrats bien en amont.  Ces contraintes ne sont pas contournables par la collectivité.

Or, si lors du déroulement des activités, 20 à 40% des enfants ne sont finalement pas présents (chiffres 2018), les groupes formés sont déséquilibrés, les activités prévues parfois compromises.

En effet, contrairement à un simple système de garderie, les périodes comportent des fils rouges pédagogiques et fonctionnent grâce à des dynamiques de groupe encouragées par les animateurs.

Sans compter que sur un effectif de 150 enfants, si 20% sont absents, 3 animateurs sont recrutés en trop et pèsent donc sur les finances de la collectivité.

 

« L’inscription à la semaine ou à la période, c’est de la prise d’otage pour les parents qui travaillent n’ayant aucune autre solution de garde, qui ne peuvent poser que certains mercredis pour profiter de leurs enfants et qui paient le plein tarif pour ces jours d’accueil. »

La collectivité se doit d’être exemplaire dans la gestion des finances publics, et donc des accueils de loisirs qui sont financés par les impôts des habitants.

Donc, embaucher des animateurs pour des enfants présent une fois sur deux ou sur trois, n’est pas envisageable à l’échelle des 38 communes. Il faut également préciser que les jeunes animateurs des centres de loisirs, stagiaires ou titulaires du BAFA, sont embauchés à la période. On ne « claque pas des doigts » pour leur dire de ne pas venir travailler s’il y a moins d’enfants que prévu, ou au contraire pour les faire venir en dernière minute si des familles veulent inscrire leurs enfants à titre exceptionnel.

Si l’on compare avec les activités sportives ou culturelles des autres organismes, il y a là aussi un engagement dans le temps qui est demandé. Les entrainements sont progressifs tout au long de l’année pour faire progresser les enfants. Le principe pédagogique des ALSH est de même nature.

 

Obliger les parents à inscrire les enfants à la semaine ou à la période, c’est se faire de l’argent sur le dos des parents !

Cette affirmation est erronée.

En fait, la participation versée par les parents pour inscrire leurs enfants aux accueils de loisirs ne couvre qu’un tiers des frais réels de fonctionnement des accueils de loisirs.

Un deuxième tiers est payé par la Pévèle Carembault et le troisième tiers par la CAF, à la condition que les enfants inscrits soient réellement présents lors des activités.

Lorsque les enfants ne se présentent pas aux activités, c’est la communauté de communes qui porte financièrement le différentiel de somme non versée par la CAF. La collectivité ne se fait donc aucun argent sur le dos des parents.

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