Jean-Luc Detavernier est le Président de la Pévèle Carembault. Voici un portrait de celui pour qui politique rime avec “être au service des habitants”.

Un Aixois en études de Droit

« Je suis né à Aix en 1952, et je ne l’ai quitté que pour mes études supérieures à Lille et au début de mon activité professionnelle. » Depuis 1983, Jean Luc Detavernier est de retour dans son petit village de la Pévèle et y habite. Pourtant sa famille a des origines un peu plus lointaines. « Mes grands-parents sont arrivés de Belgique et mon père a tenu une entreprise de teillage de lin. » Elève dans l’école du village, puis pensionnaire aux collège et lycée de Saint-Amand, l’Aixois entre ensuite à la Faculté de Droit de Lille. Il en ressort diplômé d’une maîtrise et d’un DESS en gestion des entreprises.

Sorti des études, le jeune étudiant décroche un emploi dans une société valenciennoise en tant que consultant juridique. C’est là où il effectuera toute sa carrière. A son départ en mars 2016, il occupait le poste de directeur du département Conseil dans une société de 20 agences en région et 700 collaborateurs. « J’ai toujours beaucoup travaillé. Je me devais d’être exemplaire, de lire beaucoup, de connaître les jurisprudences. »

Maire en 1989

Aujourd’hui Jean-Luc Detavernier peut se consacrer entièrement à l’une de ses passions : être au service des autres grâce à sa fonction d’élu. « C’était important pour moi de garder une activité professionnelle tout en étant élu. Je voulais absolument conserver les pieds sur terre, avoir contact avec la vraie vie et les vraies personnes mais aujourd’hui je me consacre entièrement à mes différents mandats. » En 1989, l’Aixois est devenu maire de sa commune, à la suite de son père qui n’a plus souhaité se représenter. A l’époque le village comptait quelque 600 âmes, le double aujourd’hui. Maire jusqu’à aujourd’hui de cette commune, l’homme se découvre un véritable plaisir pour la politique locale. Il se lance alors dans plusieurs élections et se fait élire à des mandats variés.

En 1992, il devient conseiller départemental mais aussi suppléant de Thierry Lazaro lors des élections législatives. « Depuis on forme toujours un tandem », sourit celui qui a pris la présidence de l’intercommunalité Espace en Pévèle en 2000. « Avoir plusieurs mandats facilite le travail dans certains dossiers. Ce n’est pas pour cumuler des casquettes qu’on le fait ! Je n’ai pas une attirance particulière pour la politique avec ses querelles partisanes et son sectarisme. Je suis attiré par les mandats de terrain, proches des besoins et des attentes des habitants : maire, conseiller départemental, président de l’intercommunalité. Des mandats où l’on est en prise directe avec la vie des personnes et où on se doit d’être concret et efficace. »

Président de la Pévèle Carembault

En 2014, Jean Luc Detavernier poursuit son œuvre en étant élu président de la Pévèle Carembault. Une intercommunalité née de la fusion de cinq anciens territoires communautaires et de la ville de Pont-à-Marcq. Un espace de 38 communes, composé principalement de villages.

Mais être président qu’est-ce que ça signifie ? « C’est agir avec un ensemble de communes pour réaliser des investissements et rendre des services qu’une commune ne pourrait pas faire seule. Et ce n’est pas un long fleuve tranquille car les maires peuvent avoir l’impression de perdre petit à petit leurs prérogatives. Il faut qu’ils comprennent que s’unir est important afin d’être plus performants, de faire des économies. Alors il faut faire vivre la démocratie et le principe de majorité. Forcément une décision ne peut pas plaire à tout le monde, mais si la majorité l’a décidée, le président est là pour la faire appliquer. Je suis un élu pragmatique et gestionnaire. »

Pour en savoir un peu plus

Derrière le président de la Pévèle Carembault, se cache aussi un homme qui adore le sport. Adolescent, Jean Luc Detavernier s’adonnait au foot et au volley. Puis en vieillissant, fini les sports collectifs, le jeune homme se tourne vers la marche, le vélo et la course à pied. « C’est surtout pour le plaisir. Je participe parfois à quelques compétitions qui ont lieu sur Aix. »

S’il y a bien un lieu où il adore pratiquer ces disciplines, c’est Belle-île en mer. Un îlot qu’il a découvert grâce à sa compagne et qu’il « adore ». « Elle m’a transmis une véritable passion pour cette île et la vie qu’on y mène. C’est une beauté exceptionnelle avec des paysages variés. »

Côté musique, ses préférences sont assez éclectiques : « J’écoute de tout : du classique, de la variété française… » et pour la lecture : idem. « Je lis beaucoup durant mes vacances, surtout des écrits en matière politique et économique mais j’aime aussi les romans. »

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