Louvil et ses trésors

Un peu d’histoire…

Le territoire de Louvil semble avoir été détaché du domaine carolingien de Cysoing à une époque inconnue. En 1164, l’évêque de Tournai donne l’autel à l’abbaye Saint-Calixte, c’est-à-dire à sa juridiction spirituelle et matérielle. Le nom apparaît pour la première fois, altare de Louvilio. Ce nom, que l’on a cru longtemps rattaché aux loups, paraît plutôt venir de ovile, la bergerie. Ce serait celle de la grande villa de Cysoing, tout comme Bouvines en a été le lieu, où se trouvait le bétail bovin.

L’histoire de Louvil est étroitement liée à celle de l’abbaye de Cysoing et aux seigneurs de cette cité. Écartée des grandes voies de circulation, elle est restée très longtemps rurale. Depuis le milieu du XXe siècle, de nombreux lotissements ont changé le caractère de ce village et de nombreux habitants sont venus ici au lieu de résider en ville. Le terrain sur lequel est établi le village était en grande partie marécageux, proche de la Marque.

Quelques emblèmes locaux

L’église Saint-Martin a été modifiée au XVIe siècle par la construction du chœur entreprise par Mathias de Barda, abbé de Cysoing entre 1530 et 1560. Ses armoiries figurent au-dessus de la porte du chœur, aujourd’hui dans la sacristie. La nef, jugée en ruine au XVIIIe siècle, est reconstruite vers 1715 et le clocher est achevé en 1717. L’église a été restaurée intérieurement en 1976 sous la direction de l’architecte Pierre Deschamps. Une autre restauration, extérieure, a eu lieu plus tard, avec l’emploi de briques modernes. En 2009, l’intérieur du chœur est à nouveau restauré.

Cette église possède un beau mobilier parmi lequel il faut remarquer le retable et l’autel, d’un modèle particulièrement rare et somptueux, du XVIIIe siècle. Il y a aussi une très belle Vierge à l’Enfant, en bois sculpté, du XIVe siècle semble-t-il, jadis au-dessus du portail et placée à l’intérieur pour la sauvegarder. Elle a été restaurée en 2009. Le Christ en croix, de la fin du XVIe siècle ou du début du suivant, provient de l’église de Péronne-en-Mélantois.

La mairie est une intéressante construction, de taille réduite, avec de beaux éléments architecturaux d’inspiration baroque lillois. Elle date de 1903, bâtie sur les plans de l’architecte Jupin. Elle a été agrandie en 1975 (aile gauche).

La chapelle Saint-François est un édifice octogonal, bâti en bordure de la rue de la Frète, selon le vœu de la famille de Jean-François Damide en 1883 (inscription intérieure).

Le Calvaire : dans la rue principale (rue Louis Marga) une niche de grande taille abrite un beau Christ en croix, sculpté en chêne au XVIIIe siècle. Il a été mutilé en 1793 par des soldats autrichiens et restauré en 1863, par les soins de M. Bataille, ancien instituteur, et son épouse Eugénie Montois, en juin 1863.

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