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Un peu d’histoire…

A première vue banale, l’église Saint-Amand de Mérignies nous cache bien des secrets ! Mentionnée en 1080 comme appartenant à l’abbaye de Messines, elle est construite entre le IVe et le VIe siècle. Dès le XIIe siècle, l’église entre en possession de l’abbaye de Saint-Vaast d’Arras. Elle est agrandie au cours du XIIIe siècle.

En observant l’église, le promeneur peut imaginer l’histoire que pourrait lui conter les vieilles pierres :

-Les premières fondations et une partie de la façade: IVe, Ve, VIe siècles

-Le chœur et les piliers en pierre de Tournai: XVIe siècle

-La croix dans la nef : XVIIe siècle

-La statue de la vierge : XVIIIe siècle

-Les colonnes du chœur, les murs en rouges barres (un rang de pierre blanche et trois rangs de briques) avec contreforts, le clocher : 1902

-La toiture et la charpente apparente : 1989

Actuellement, l’édifice nous apparaît tel qu’il était en 1902 grâce aux travaux financés par la famille des Rotours qui ont supprimé des traces du passé (comme la façade de l’entrée). Mais des vestiges subsistent…

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L’architecture du bâtiment

Cette église comporte des éléments architecturaux, en particulier les murs préromans de la façade, qui la classent comme l’une des plus anciennes de la région, probablement fondée lors de la première christianisation. Ses fondations sont réalisées en grès de Pève provenant sans doute de la carrière du Pas Roland de Mons-en-Pévèle. Formé de nummulites, (du latin nummulus, « petites monnaies », nom dû à leur forme de petites pièces plates et circulaires) il est composé de fossiles ayant vécu en mer peu profonde (50 à 150 mètres).

Le toit, quant à lui, est recouvert de tuiles placées de façon décorative selon une coutume carolingienne.

Le cimetière

Le visiteur peut y retrouver des témoignages historiques sur la présence de grandes familles nobles qui ont vécu dans ces lieux : Tenremonde,  Le Boucq, des Rotours. Dans le cimetière qui entoure l’église, on voit encore un monument commémoratif de la famille de Tenremonde ainsi que trois stèles de la famille Le Boucq. On peut remarquer également douze sépultures de soldats britanniques, tombés au mois de mai 1940.

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