Pour cette nouvelle édition du Contrat local d’éducation artistique, deux plasticiens vont faire vivre des expériences artistiques à différents publics , des tout-petits des relais petite enfance, aux seniors en structures médicalisées. Portrait croisé de nos artistes promotion 2020 !

D’où venez-vous tous les deux ?

Stéphane : Je suis lillois d’origine. Je connaissais un peu le territoire, mais pas plus que ça. J’ai été élevé à la campagne, près de la Métropole à Fournes-en-Weppes. J’ai rejoint Lille pendant mes études.

Hugo : Moi j’habite à Saint-André-lez-Lille et suis également originaire de la Métropole. Une partie de ma famille vit à Orchies, donc je connais un peu la vie locale. Je me rappelle notamment des courses de vélos qui passaient régulièrement dans cette ville pendant mon enfance.

Quel est votre parcours artistique ?

Stéphane : J’ai fait les Beaux-Arts à Tourcoing, après un bac technico-scientifique. Je suis passé par l’illustration et le dessin. Après mes études, j’ai passé deux ans à Amsterdam. C’est à ce moment-là que j’ai commencé mon travail autour des volumes, avec des petits mécanismes, sur un concept très “low tech”. Ce travail me passionne depuis une vingtaine d’années.

Hugo : J’ai pu pratiquer dans de nombreux domaines allant de l’illustration au graphisme en passant par la médiation culturelle. Le fil rouge de ma carrière, c’est que mon travail tourne toujours autour de l’échange avec le public. Et sinon comme Stéphane, je suis passé par l’école des Beaux-Arts de Tourcoing. Une partie importante de mon travail concerne le lien à la gastronomie depuis plus de 10 ans.

Pourquoi vouloir intervenir sur un Cléa ?

Stéphane : J’ai déjà eu une expérience de Cléa en 2012, il n’y avait pas de thématique. C’était sur les communes de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq. J’y ai découvert le public au sens large, des tout-petits aux adultes. C’est un vrai travail d’adapter le discours et les activités en fonction d’un panel aussi large. J’ai notamment travaillé dans un collège censé être difficile… et finalement, ça a été une des plus belles expériences, avec des jeunes qui avaient vraiment envie. C’était éphémère, mais j’en garde un bon souvenir.

Pour cette année, j’avais le temps de faire une nouvelle expérience et c’est toujours intéressant ces expériences au plus près du public.

Hugo : C’est mon deuxième Cléa, mais j’ai déjà effectué plusieurs missions de résidence d’artiste dans la région. J’ai eu l’occasion de travailler beaucoup en milieu médico-hospitalier et avec des enfants arrivés récemment en France. Une expérience qui nous a marqué : la plus grande chips du monde, dans une MAS près de Béthune. On a fabriqué un four dans la terre avec un animateur pour réaliser cette expérience. Les jeunes ont été assez réceptifs à ce projet-là.

Avez-vous déjà des idées sur des ateliers à mener ?

Stéphane : L’idée c’est surtout d’être attentif aux envies de chaque acteur et donc de mettre en place des projets qu’ils ont envie de faire. On commence dès cette semaine à Mérignies avec un foyer de jeunes (12 à 20 ans). Pour moi, ça sera les jeunes en CAP Automobile : j’ai envie de les faire travailler sur l’utilisation du courant de tension pour recréer une étincelle, comme des bougies d’allumage sur une voiture. Mais s’ils ont une meilleure idée, on verra !

Hugo : Moi je vais être avec les CAP cuisine, donc j’ai plutôt envie de discuter avec eux de leur quotidien, pour voir où on peut aller. Ça sera intéressant de partager leur expérience de vie.

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