Cobrieux : l’église

La petite commune de Cobrieux, lovée dans un paysage bocager et isolée des voies principales de circulation, dégage une harmonie particulière, notamment autour de son église. On n’accède à l’édifice qu’à pied,  soit par le chemin de pierre bleue encore dénommé « voie de pierre », soit à travers le vieux cimetière.

Un peu d’histoire…

Les textes arrivés jusqu’à nous ne permettent pas d’avoir de certitude absolue sur le processus de fondation de l’église originelle. On peut la dater du XIe siècle, quand la communauté villageoise prend son indépendance avec le passage de la féodalité à la seigneurie foncière.

La dédicace même de l’église de Cobrieux à Saint-Amand pourrait laisser penser qu’elle a été érigée après la donation du domaine à l’abbaye de Saint-Amand.

Après cette dat6-ph-inte un long silence de l’histoire recouvre Cobrieux et son église. Le domaine quittera le giron de l’abbaye de Saint-Amand pour entrer dans des « mains laïques » et l’église sortira des propriétés de Saint-Amand pour entrer dans le domaine de l’abbaye de Cysoing. On peut penser à un échange entre l’abbaye de Saint-Amand et celle de Cysoing pour la possession de « l’autel », c’est-à-dire de l’église. On constate qu’en 1164 l’église de Cobrieux ne fait pas partie du domaine de l’abbaye de Cysoing alors que c’est le cas en 1180.

Au début du XVIIIe siècle l’abbaye de Cysoing cédera l’église de Cobrieux à la Commanderie de Haute-Avesnes, déjà propriétaire de la seigneurie depuis le XIVe siècle par succession des Templiers.

Telle qu’elle se présente de nos jours, l’église de Cobrieux se compose d’éléments divers qui peuvent être datés des XIe ou XIIe siècles jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. L’église comme centre du culte pour la communauté villageoise se substitue à la chapelle castrale. Le château, lui, se transporte sur le territoire de Genech, en limite de Cobrieux, actuel hameau de la Bertellerie.

Du côté de l’architecture

Le plan de l’édifice est relativement simple : une croix latine, comprenant une nef unique, un transept débordant et un chœur terminé par une abside à trois pans. Les murs racontent l’histoire de l’édifice. On voit encore, de chaque côté de la grande nef, une partie de murs en gros moellons de pierre bleue de Tournai, vestiges de la nef « romane ». Le chœur, en briques avec des parements internes de pierre blanche, peut vraisemblablement être daté du XVIe siècle.

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