Le château d’Avelin

Un peu d’histoire…

Le château d’Avelin actuel est le troisième à occuper cet emplacement. Le premier remplace une « maison seigneuriale » mentionnée en 1535 et transformée en « maison cense ». C’est ainsi qu’elle apparaît dans le dénombrement de 1615.

Achetée en 1661 par Michel  d’Hangouart, elle est transformée en château entre 1661 et 1670. L’architecte lillois Michel Lequeux le transforme en 1777 à la demande de François d’Hangouart dont  la famille s’y succède jusqu’en 1825.

Reconstruit en 1835

Dévasté à la Révolution de 1789, il est entièrement reconstruit en 1835 par l’architecte Charles-César Benvignat pour le marquis Malet de Coupigny, époux de Caroline Petitpas de Walle, nièce de François d’Hangouart, héritière du château depuis 1825. Les époux Malet de Coupigny décèdent tous deux le 14 avril 1844. Le château est acheté le 14 décembre 1844 par Alexandre-Antonin des Rotours, issu d’une famille noble de Normandie. Il reste propriété de la famille jusqu’en 1986, date à laquelle Jacques, Baron des Rotours et sa sœur Laurence, veuve du Baron Christian de la Doucette le lèguent à l’Institut Pasteur qui devait en faire un centre de recherches médicales.

L’architecture des lieux

Ce projet n’ayant pas été réalisé, le château est rendu à la famille en 2006. Depuis, le neveu de Jacques des Rotours, le Baron Patrick de la Doucette, a entamé une restauration de l’édifice dont il souhaite conserver le caractère originel.

Ce bâtiment est entouré de douves. Le château illustre une construction de style néoclassique à quatre niveaux, dont l’un constitue le soubassement. Les façades sont scandées par des pilastres doriques soutenant une corniche à triglyphes. Un attique forme le dernier étage sous le grand comble dont la pente a été redressée en 1989.

Côté cour, l’axe est marqué par une composition architecturale avec pilastres jumelés et fronton. Les portes sont en plein cintre. L’attique est orné de bas-reliefs aux motifs militaires avec les armoiries des Coupigny-Petitpas de Walle. Outre les avant-corps latéraux qui animent l’ensemble, on notera les fenêtres surmontées d’un fronton ou d’un entablement. Il faut s’attarder sur les armoiries portées par deux sauvages et encadrées de rinceaux ainsi qu’aux trophées qui rappellent la carrière militaire du constructeur, le marquis Charles Malet de Coupigny. La grille qui ferme la cour d’honneur a été forgée vers 1835.

Les écuries

Les écuries que l’on peut voir à gauche du château datent de l’époque espagnole (entre 1554 et 1667). Elles constituent les parties les plus anciennes du domaine. En façade d’un de ces bâtiments, on peut voir les armoiries des Hangouart – La Vichte, surmontées de la couronne de comte, titre obtenu par Bartholomé d’Hangouart auprès de Louis XIV.

Aujourd’hui accessible par la route d’Attiches, le château était primitivement relié au village par une belle drève bordée d’arbres qui a disparu lors de la création de la voie de contournement d’Avelin.

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