Tourmignies et son patrimoine

Un peu d’histoire…

L’origine du village remonterait au Ve ou VIe siècle, à l’époque des Mérovingiens. Plus tard, on trouve les toponymes suivants : en 962, Turmeraias ; en 1222, Thormengnies ; en 1603, Turmignyes, qui donnera aujourd’hui Tourmignies.  Tourmignies est l’un des bourgs les plus anciens de la Pévèle Carembault. L’historienne Micheline Dervaux, dans sa publication Tourmignies au fil du temps, décrit ainsi les lieux : « Il s’agissait vraisemblablement d’un village clairière, adossé à la forêt et proche des marais du cours supérieur de la Marque, un lieu riche en gibier, poissons, et protégé naturellement par les marais ».

Tourmignies est le premier village que traverse la Marque. Sur la rive gauche se trouvait autrefois la Seigneurie de Tourmignies, dépendant de la Châtellenie de Lille et, sur la rive droite, le Domaine d’Assignies, dépendant de l’Artois.

Quelques emblèmes locaux

 La Ferme de Lassus est accolée à la demeure seigneuriale, entourée de douves, face à l’église, elle est la plus ancienne du village. Pendant la Guerre 1914-1918, les Allemands occupèrent le village. Les vaches réquisitionnées furent amenées à la ferme de Lassus, les jeunes filles du village ayant la charge de la traite journalière.

Situé rue de la Bourrelière, le calvaire porte, sur l’autel de pierre, une inscription devenue aujourd’hui illisible : « Edifié par Madame La Douairière Baronne d’Assignies MDCCCXXXIII et réédifié par Monsieur et Madame Boutry-Van Isselsteyn en l’année MLCMXXI ».

Deux dates sont importantes pour le village. 1833, après le décès du  Baron d’Assignies, sa veuve fait ériger ce calvaire à l’intérieur de son Domaine. 1871, Monsieur Boutry, nouveau propriétaire du Domaine d’Assignies, ferme l’accès à sa propriété et réédifie le calvaire à l’extérieur, en bordure de route.

La construction de la place du village date du XIXe. Le lieu a très peu changé. Sur le côté gauche, l’école des filles, avec son entrée protégée d’un auvent, puis le logement de l’institutrice de l’école publique des filles, devenu aujourd’hui la mairie. Sur le côté droit, se trouve la mairie d’alors.

Du Château Boutry au Domaine d’Assignies. Le pavillon « le Petit Rouge » est inscrit au titre des Monuments historiques pour ses façades et toitures par arrêté préfectoral du 16 décembre 2011. Construit en 1870, il faisait partie d’un ensemble édifié sur 30 hectares et qui comprenait :

  • un château de style éclectique (détruit en 1917), œuvre d’Henri Meurillon architecte de renom qui a réalisé, entre autres, l’hôtel du comte d’Hespel à Lille (siège actuel de la Banque de France).
  • un parc à l’anglaise, dans le goût de l’époque, avec grottes de rocailles, cours d’eau sinueux appelé  Serpentine, et divers ponts témoins de l’art du rusticage en vogue sous le Second Empire, toujours présents
  • une glacière, construction de briques, enterrée et formant un tumulus couvert de végétation et d’arbres, rappelle l’importance de disposer de glace aux périodes les plus chaudes de l’année. La glace récoltée l’hiver sur l’étang y était stockée.

Le parc présente aujourd’hui un intérêt environnemental incontestable avec la présence de chauves-souris et de tritons crêtés, palmés, alpestres, ponctués, etc. dont les habitats sont protégés par des décrets européens.

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